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September 24, 2012

Etude Adecco: les réseaux sociaux permettent-ils de trouver un job?


L’étude du Groupe Adecco France révèle de fortes disparités selon les types de réseaux sociaux et les profils des candidats.

Réalisée en juin 2012 auprès d’un échantillon de 5 317 personnes en poste ou à la recherche d’un emploi, cette étude révèle que malgré l’essor rapide des réseaux sociaux il existe encore une réticence et des disparités fortes face à leur utilisation dans le cadre d’une recherche d’emploi.

Des utilisations différentes en fonction du réseau social et du profil des utilisateurs

Abstraction faite des réseaux sociaux dits « grand public1 » peu utilisés par les répondants dans le cadre d’une recherche d’emploi, une distinction est faite entre les deux principaux réseaux sociaux professionnels, Viadeo et LinkedIn. Viadeo est davantage utilisé dans le cadre d’une démarche active de recherche d’emploi. LinkedIn est en revanche plutôt utilisé comme un outil de gestion de carrière. Une utilisation confortée par le fait que 79 % des personnes contactées par un recruteur par le biais d’un réseau social, l’ont été via Viadeo et 43 % via LinkedIn (3% via Facebook et 1% via Twitter).

Des pratiques différentes selon les profils des utilisateurs :

Parmi les personnes qui ont été contactées via les réseaux sociaux dans le cadre de leur recherche d’emploi, 2 sur 10 se sont vues proposer des offres d’emploi, ce chiffre montant à 3 sur 10 dans le domaine de l’informatique.

En termes de catégorie professionnelle, les cadres, à hauteur de 46 %, sont les principaux utilisateurs des réseaux sociaux professionnels, devant les professions intermédiaires (24%), les employés (17%) et les ouvriers (7%). Concernant les cadres, ce sont ceux évoluant dans les secteurs de la Finance, de l’Informatique, de l’Ingénierie de la Vente et du Marketing qui ont recours à l’utilisation des réseaux sociaux professionnels dans le cadre d’une recherche d’emploi.

Une fois le candidat « approché », les réseaux sociaux se révèlent particulièrement efficaces avec un taux de transformation poste pourvu / offre d’emploi qui s’élève à 58% tous profils confondus. Ce taux monte à près de 90% pour les candidats dans la finance, l’Ingénierie et l’Informatique, entre 75% et 67% pour les profils Administratifs et Commerciaux. En revanche, ce taux n’est que de 25% dans les métiers de la Production et même quasi nul pour les profils du Transport, de la Logistique et du BTP.

[1] Réseaux sociaux « grand public » : Facebook, Twitter, YouTube…
Réseaux sociaux « professionnels » : Viadéo, LinkedIn…

Un écart entre perception et utilisation des données

Selon les résultats de l’étude, 53% des sondés jugent les réseaux sociaux utiles et 23% les utilisent. Elle nous enseigne également que le premier frein à l’utilisation des réseaux sociaux professionnels dans le cadre d’une recherche d’emploi est la confidentialité des données. Parmi les personnes ne les utilisant pas, 45% d’entre elles ne souhaitent pas renseigner leurs informations personnelles sur le web.

La méconnaissance de l’ensemble des fonctionnalités offertes apparaît également comme une limite à leur utilisation. Ainsi, 43% des personnes ne les utilisant pas ne s’y réfèrent pas car elles n’y trouvent pas de « réelle utilité », ce chiffre monte à 63% pour les moins de 25 ans. 20% avouent même ne « pas y avoir pensé » et 7% estiment les réseaux sociaux professionnels « trop compliqués ».

Lorsqu’ils sont utilisés, les réseaux sociaux professionnels le sont de manière « classique ». Les informations attendues sont peu différentes de celles délivrées par les Jobs Board : annonces d’emploi (90%) ; informations sur l’activité des entreprises (85%), le marché de l’emploi (78%), la formation (73%), et des conseils (78%).
En revanche, l’essence même des réseaux sociaux (échange, réseaux) n’est pas mise en avant par les répondants.

En conclusion, l’utilisation des vecteurs « classiques » (candidature spontanée (56%), entourage (54%), presse (41%), jobboards 40%)…) reste la norme et le réflexe premier en matière de recherche d’emploi.
Par ailleurs, il apparaît que les réseaux sociaux « grand public », même s’ils jouissent d’une forte notoriété ne sont aujourd’hui pas perçus comme des canaux « naturels » pour rechercher un emploi.
Les réseaux sociaux professionnels quant à eux apparaissent comme des leviers efficaces pour trouver un emploi, notamment auprès des cadres.

Une utilisation plus interactive des fonctionnalités propres aux réseaux sociaux (i.e. groupes de discussion…) permettra d’aller au-delà de l’utilisation « classique » (similaire à celle des Jobs Board).

Cette étude conforte le groupe Adecco France dans ses processus et formations dédiés pour ses candidats, clients et collaborateurs dans l’accompagnement du recrutement via les outils 2.0, qui reste une priorité pour le Groupe.

Etude online réalisée en juin 2012 auprès d’un échantillon de 5 317 personnes en poste ou à la recherche d’un emploi et représentatif de la population active française selon la méthode des quotas appliquée aux critères suivants : âge, sexe, catégories socioprofessionnelles. L’étude Infographie-etude-reseaux-sociaux-groupe-adecco

 

May 23, 2012

Faut-il faire du recrutement 2.0 pour recruter ou pour faire parler de sa marque employeur, ou les deux?


Excellent article de Laurent Brouat sur l’état des lieux du recrutement 2.0, qui pose la question suivante: l’objectif du recrutement 2.0 est-il de recruter, ou de donner de la visibilité à la marque employeur? Comment sa performance est-elle évaluée? En fonction d’un seul de ces objectifs, ou des deux?

Je vous invite aussi à lire les commentaires très intéressants sur le blog de Laurent: Job 2.0

Le débat est lancé, la question est là…Aujourd’hui en terme de sourcing, les réseaux sociaux sont encore limités. Chiffres à l’appui, les jobboards et la cooptation représentent l’essentiel des embauches en entreprise. Et si finalement le recrutement 2.0 n’avait que des avantages sur le plan marketing ?

Quelle réalité ?

Plus j’analyse et j’observe les chiffres, plus je m’interroge sur les conséquences réelles des réseaux sociaux sur le recrutement. Les dernières études continuent de renforcer le fait que Jobboards et cooptation sont les principales sources de recrutement. Les réseaux sociaux ne représentent rarement plus de 5-10% des embauches (dans le meilleur des cas) malgré les investissements relatifs. Mais surtout les effets des réseaux sociaux sont extrêmement difficiles à mesurer…

Les jeunes diplômés vont encore sur les sites carrière…quand ils sont diplômés. L’autre jour, un responsable recrutement d’une entreprise du CAC 40 me rapportait sa déception devant la non préparation des jeunes diplômés quand ils viennent en entretien alors qu’en « googlant » le nom de l’entreprise, ils auraient assez d’information pour bien se préparer (et même de l’information que l’entreprise ne contrôle pas!). Ce sont autant de preuves que la réalité terrain est bien différente de tout ce dont on parle.

Finalement recruter sur les réseaux sociaux serait avant tout un argument marketing comme me l’a dit un client. (“tu sais Laurent, même si mes consultants utilisent plus les réseaux sociaux, j’y vois principalement un argument commercial, on montre à nos clients que l’on forme nos consultants aux nouvelles techniques de recrutement!”)

Alors quels sont les effets ?

D’abord les réseaux sociaux sont un formidable outil de communication…pour atteindre les cibles plus jeunes et montrer une image actuelle, moderne.

« je recrute sur les réseaux sociaux donc je suis moderne »

On communique plus que l’on ne recrute en quantité sur les réseaux sociaux…pour le moment.

Et du coup, des gens comme moi font des études de cas et font la promotion des ces entreprises.

Et recruter sur les réseaux sociaux tient aussi de l’investissement à long terme (comme je l’avais expliqué dans un article précédent) où la conversation a remplacé la distribution.

Deuxième avantage important c’est le référencement que les réseaux sociaux apportent pour le site carrière, les annonces ou toutes initiatives RH (événements). Le taux de clic sur les petites annonces Twitter est étonnamment élevé comparativement avec d’autre médium (j’avais cette conversation avec un professionnel du recrutement qui me signalait l’autre jour qu’il avait en moyenne entre 40 et 60 clics pour ses offres dans le BTP sur Twitter).

Troisième avantage, c’est la réputation. Au niveau le plus basique, créer des profils ou du contenu permet de contrôler ce que les autres voient de soi..en tout cas ce qu’ils voient dans les premiers résultats.

Marketing, communication, référencement, autant d’avantages pour les entreprises à utiliser les réseaux sociaux…et on parle toujours de marketing et de réputation mais peu de recrutement tel quel.

La grosse difficulté du recrutement 2.0, ce sont les “metrics”

Les outils de mesure rassurent. Et la problématique est que toute stratégie de recrutement qui intègre les réseaux sociaux intègre aussi des outils de mesure mais mesurer ces initiatives reste encore difficile voir impossible. C’est un serpent qui se mord la queue… car les entreprises ne jurent que par les « metrics » mais en même temps les « metrics » dans le recrutement restent limités et surtout leur validité est largement remise en question (génération de trafic, marque employeur impactée par les réseaux sociaux…).

On parle aussi beaucoup de communautés de talents…mais qu’en est-il réellement ?

Beaucoup de groupes Viadeo ou Linkedin gérés par les entreprises ne sont que des cimetières d’articles où les entreprises ont investi pour monter des comités éditoriaux mais qui n’arrivent pas réellement à interagir avec les candidats potentiels.

La vraie conclusion ?

La vraie conclusion pour moi est que les entreprises qui investissent dans les réseaux sociaux sont les entreprises qui ont des c___ (excusez moi l’expression). Car c’est un pari sur l’avenir…même si il parait évident que le recrutement se fera de plus en plus en mode social.

Ces personnes dans ces entreprises qui ont des c____ doivent défendre des paris sur l’avenir en montrant que les réseaux sociaux, au-delà de leurs effets (limités) à court terme, donneront des résultats à moyen terme. Et tout ça sans des “metrics” bien définis et gravés dans la pierre.

La vraie conclusion aussi est qu’il ne faut peut-être pas donner autant d’importance aux « metrics » et donc l’accepter c’est aussi lâcher un peu de contrôle.

« Je recrute sur les réseaux sociaux, donc je suis moderne » est-il vraiment le mantra du recrutement 2.0 aujourd’hui?

(quand image et marketing sont les 2 arguments principaux pour passer au recrutement 2.0).

ABOUT THE AUTHOR: 

Laurent est consultant en stratégie de recrutement innovant pour Link Humans cabinet de conseil basé à Paris et Londres. Il conseille et forme les entreprises sur leur recrutement 2.0 et marque employeur (Utiliser Linkedin, Viadeo, Twitter, Facebook dans le recrutement). Il enseigne à Reims Management School, les RH et les réseaux sociaux et a co-fondé TruParis et RMS conférence.

January 4, 2012

HAPPY NEW YEAR HR 2.0!


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If you wish to reflect on what 2011 brought to the field of new technologies and HR, particularly in Recruitment, you may find this website and related posts of interest (French website)