Posts tagged ‘recrutement’

January 16, 2012

Quelles est l’influence des réseaux sociaux sur la marque employeur?


L’agence de marketing 4 Vents a mené une étude afin de déterminer les attitudes des candidats en matière de recherche d’informations sur les employeurs via les réseaux sociaux. Cette étude a été menée en février 2011 auprès de plus de 100 000 étudiants et diplômés du CAP à BAC+5, pour tenter d’apporter quelques éléments de réponses aux questions des Directions des Ressources Humaines.

Ci-dessous les commentaires de Franck La Pinta sur son site, et le lien vers la vidéo de la conférence.

 

 

Les usages : Premier enseignement, les employeurs sont très attendus par les candidats sur les réseaux sociaux. Les actions les plus pertinentes à mettre en place pour un employeur sont la diffusion d’offres d’emplois et la possibilité de dialogue avec les équipes de recrutement ou les opérationnels : les candidats, loin d’imaginer des usages innovants ou originaux, restent sur les basiques du recrutement. Les réponses font ainsi apparaitre un manque d’informations sur les entreprises et sur leur fonctionnement. Excepté Facebook, dont le taux de pénétration écrase tous les autres réseaux, mais pour un usage essentiellement de divertissement, Viadéo se positionne comme le premier réseau pro en France, suivi de peu par LinkedIn. Jusque là rien de bien surprenant, si ce n’est la faible proportion d’étudiants présents (à peine un tiers), les plus présents étant les jeunes diplômés avec plus de 60%. Le discours sur la nécessité de développer son réseau en amont, bien avant d’être sur le marché de l’emploi, n’est pas encore acquis.

Qui sont les influenceurs ? Les personnes qui ont le plus tendance à chercher des avis sur les employeurs sont aussi celles qui en émettent le plus. Moins d’un répondant sur 2 estime que son avis aura une influence sur la décision d’autrui, mais quand cette question est posée aux utilisateurs assidus des réseaux sociaux (usage quotidien), cette proportion augmente fortement. Quant à la question de la crédibilité des sources, le principal facteur est le fait de travailler dans l’entreprise pour plus de 60% des répondants, bien loin devant les amis, les collègues ou les copains de promo. Ici encore, c’est la recherche de l’efficacité plus que la proximité sociale qui est recherchée.

Classements et sites de notation : Les classements d’employeurs, s’ils font débat dans les entreprises, suscitent plutôt l’indifférence des 3/4 de cet échantillon. Conséquence logique, ils ne sont donc pas des outils d’aide au choix. A noter cependant que ces classements présentent un intérêt plus grand chez les candidats en poste que chez ceux en recherche active d’emploi, sans doute car c’est surtout pour connaître le ranking de son entreprise par rapport à celui de ses principaux concurrents. S’agissant des sites de notation, la perception est pour le moins partagée. Entre les commentaires « défouloirs » et peu constructifs de candidats, et à l’opposé des messages visiblement « bidonnés » d’employeur à peine masqués, la nécessité de trier les informations qui s’y trouvent est forte et ne contribue pas à faire de ces sites des sources d’informations crédibles.

En conclusion, il est évident que les réseaux sociaux sont pour les candidats de nouveaux acteurs du marketing RH et sont perçus comme des outils utiles et nécessaires. Mais il apparait également que les entreprises ne les ont pas encore intégré dans leurs stratégies RH, soit par les craintes habituelles de ne pas savoir maîtriser, soit parce qu’ils car ils imposent de profonds changements dans l’organisation et dans le rôle des différents acteurs du recrutement.

 

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January 15, 2012

Le CEO, premier DRH de son entreprise?


A la lecture du très intéressant article de Franck La Pinta (Follow @flapinta), Responsable Marketing Web et RH 2.0 sur son site “L’Inde, nouveau terrain d’innovation pour les GRH?”, que je ne pouvais que lire, vu mon intérêt pour ces 3 sujets, il est frappant de constater que l’initiative de faire de l’humain la priorité de ces entreprises innovantes n’est ni l’initiative du marketing, ni des GRH, mais bien des CEO’s, lesquels sont les premiers à avoir un oeil rivé sur les performances de leurs entreprises.

 

Je crois peu au hasard. Aussi, j’ai dans la même semaine terminé la lecture du livre de Vineet Nayar, Président de HCLT « les employés d’abord, les clients ensuite », et lu une interview de Narayana Murthy, PDG d’Infosys, une autre entreprise IT indienne. Le point commun à ces deux chefs d’entreprise : repenser le modèle traditionnel des entreprises et mettre le collaborateur au premier plan de leurs préoccupations. Pourquoi ces deux exemples se retrouvent en Inde, portés par le PDG, et dans les IT ? Faut-il y voir un nouveau laboratoire d’expérimentation du management ?

Ce que dit Vineet Nayar : Il faut redonner le rôle central aux collaborateurs, notamment ceux créateurs de valeur, (Vineet Nayar parle de « zone de création de valeur”), entendez ceux en contact direct avec les clients. Aujourd’hui, l’organisation, la structure et le management des entreprises est plus souvent un frein qu’un facilitateur à la création de valeur, et à l’épanouissement de ces collaborateurs. Vineet Nayar insiste sur la nécessité de créer des conditions qui favorisent la confiance et la transparence, notamment dans la communication, indispensable pour développer l’engagement et favoriser l’innovation. D’après l’auteur, une hiérarchie pesante, qui concentre les pouvoirs et reste maître de l’information ne peut répondre aux enjeux d’une environnement fluctuant, imprevisible et hyper compétitif.

Ce que dit Narayana Murthy : Ce sont les êtres humains qui font la réussite de l’entreprise et donc, la qualité des logiciels développés est directement liée à la valeur, aux compétences et au bien-être des collaborateurs. L’entreprise doit faire quelque chose pour chacun de ses employés. Je comprends qu’il s’agit de ne pas se concentrer uniquement sur les traditionnels « futurs hauts potentiels » ou autres « talents ». N. Murthy est également très fier de son campus, un centre de formation qui accueille chaque nouveau recruté pendant 6 mois, au cours desquels les nouveaux collaborateurs sont payés :« Au lieu de d’avoir à payer pour étudier, nous les payons pour qu’ils étudient. »

La situation des IT en Inde : Les entreprises de IT sont confrontées à un turn over extrêmement important, favorisé par un fort développement de l’activité (plus de 7% estimés pour 2011). La présence de nombreuses implantations d’entreprises occidentales alimente une tension sur le marché de l’emploi, malgré les 75 000 nouveaux diplômés en IT chaque année, complétés par les centaines de milliers de jeunes ingénieurs (hors IT) qui rejoignent également, pour une large part, les entreprises IT. A noter qu’en deux ans, le nombre de travailleurs étrangers en Inde a augmenté de 200 %. Cette croissance est portée par une volonté forte du gouvernement indien qui a investi des sommes considérable pour développer des infrastructures fonctionnelles, par exemple à Bangalore. Ajoutons à cela un système politique stable et une maîtrise de l’anglais.

Une raison culturelle : La société indienne reste assimilée à la logique des castes. Pourtant, cette organisation est de plus en plus remise en cause, notamment chez les jeunes générations, qui aspirent à davantage de libertés dans leurs choix individuels. Mais cette critique des castes porte également sur son inefficacité en matière de progrès, notamment économique. En échangeant avec de jeunes diplômés indiens, cette remise en cause d’une organisation trop stricte et rigide de la société gagne également l’organisation de l’entreprise. Nos deux PDG répondent ainsi à des attentes nouvelles fortes de la part de leurs jeunes collaborateurs : les GenY sont aussi en Inde !

Quel enseignement pour les RH ? A aucun moment la contribution des RH n’est évoquée dans ces 2 exemples. Cela signifierait que ce nouvel état d’esprit qui souffle sur ces deux entreprises n’est pas à l’initiative des RH, mais uniquement de leurs patrons ? C’est-à-dire des membres de l’entreprise qui, plus que tous autres, ont les yeux rivés sur leurs résultats ? Le bien-être des collaborateurs n’est pas présenté comme une fin en soi (le plus souvent hypocritement il faut bien le reconnaître) mais véritablement comme un préalable indispensable à la réussite de l’entreprise. La valeur du capital humain, que l’on semble redécouvrir à l’aune de la crise, a dans la plupart des entreprises, le plus grand mal à trouver une véritable existence au-delà des discours RH. Pourtant, ces deux exemples tendent à prouver qu’un nouveau modèle associant étroitement (mais avec sincérité et réelle volonté) « efficacité » et « bien-être des collaborateurs » est possible, alors que l’on a encore le plus grand mal à ne pas les opposer : une piste nouvelle pour un vrai marketing RH ?


 

 

January 7, 2012

Recruter sur Twitter: Get Started


Je vous invite à télécharger ce document extrêmement pratique, très clair et qui présente une approche step-by-step http://www.commentrecruter.com/publication-du-guide-recruter-avec-twitter/

Au passage, j’en profite pour féliciter son auteur que vous trouverez sur  http://twitter.com/CommentRecruter

Read more sur le blog Comment Recruter www.commentrecruter.com

December 11, 2011

Le social recruitment, une opportunité plus qu’une menace pour les job boards


http://www.blog-pour-emploi.com/2011/11/25/jobboards-social-recruitment/

La fin des job boards serait proche. C’est en tout cas ce qui est régulièrement annoncé lors d’événements dédiés au recrutement 2.0, dans les conversations informelles d’une microsphère d’initiés, sur des blogs d’experts, au hasard de live tweets… L’écosystème du recrutement est en pleine ébullition. Tant mieux. De là à enterrer certains de ses acteurs au prétexte que de nouveaux venus ne peuvent que tuer leurs prédécesseurs, c’est faire bien peu de cas de l’intérêt de la coexistence de modèles différents et de leur évolution.

À quoi ressemble aujourd’hui l’écosystème du recrutement ? À un large champ investi par différents types d’acteurs : les intermédiaires du recrutement (cabinets de recrutement, chasseurs de tête, agences d’intérim), les sites emploi ou job boards, les réseaux sociaux. En parallèle, on voit apparaître les RPO (Recruitment Process Outsourcing), services qui consistent à externaliser le processus de recrutement d’une entreprise. La révolution en cours, on la doit aux social medias, ils ont remis en question bien des pratiques notamment celles du recrutement. Et, comme le souligne Bruno Brémond, directeur général de Monster Europe du Sud et Benelux, leur valeur ajoutée réside dans leur « capacité àmettre pour la première fois la force du réseau au centre du processus de recrutement ». Ils questionnent les usages, « bousculent le recrutement à la papa et si des acteurs doivent aujourd’hui s’adapter à la nouvelle donne 2.0, c’est d’abord les intermédiaires du recrutement, à eux de justifier leurs honoraires », pointe Laurent Brouat, directeur associé de Link Humans, cabinet de conseil en recrutement et RH 2.0.

Dans ce marché qui se restructure et où des effets d’annonces nourrissent le débat (les job boards vont donc mourir et le CV est déjà enterré bien qu’il vive encore…), « personne ne devrait disparaître, mais le changement de positionnement est un passage obligé », observe Vincent Rostaing, fondateur du cabinet Le Cairn 4 ITPersonne ne devrait disparaître parce la complémentarité des acteurs est réelle. Personne ne devrait disparaître parce que le social recruitment appartient à tout le monde : intermédiaires du recrutement, entreprises, individus, tous peuvent s’en emparer et développer qui, de nouveaux services, qui, de nouveaux comportements pour s’adapter aux enjeux actuels et futurs. Car il s’agit autant d’outiller la relation, et les job boards s’y emploient autant que les autres acteurs investis dans une démarche de social recruitment (création d’applications, animation de communautés et de conversations, partage d’informations et d’expériences…), que de modifier certains réflexes. Le social recruitment est une attitude avant d’être un process et les Nostradamus du troisième millénaire semblent ne pas remarquer qu’ils stigmatisent des pratiques qui sont aussi les leurs. Combien de recruteurs 2.0 publiant leurs flux d’offres d’emploi sur les réseaux sociaux, combien sourçant des candidats sur ces réseaux de la même façon qu’il le ferait sur une CVthèque, c’est-à-dire en effectuant une recherche par mots clés dans une base de données ? Combien prêts à donner du temps au temps car jamais une relation ne se nouera en un clic ? « La sociabilisation est en hausse sur les réseaux, les gens actualisent leurs profils, partagent davantage », remarque Laurent Brouat. Pour autant, est-elle le fait d’une majorité ? Pour de nouveaux actifs, combien de profils encore dormants ? Pour tels métiers, telles industries concernés, combien seront toujours absents, des réseaux comme des sites emploi, et pour lesquels il faudra mettre en œuvre des pratiques qui échappent à quelque modélisation que ce soit ?

C’est de capacité à créer du lien dont il est question quand on parle de social recruitment/recrutement 2.0. Et quand on inventera de nouveaux noms pour le désigner — et le marketer —, peu importe qu’on parle de recrutement agile ou de Social CRM (Social Relationship Management), ce qui comptera à l’avenir c’est d’ « être capable d’envisager la personne sous différents types de relation : un candidat peut-être également un client, un prescripteur, un fournisseur, un actionnaire, etc. », comme l’entrevoit Vincent Rostaing en regardant plus loin que la tendance actuelle. Et ce qui compte depuis toujours, c’est comment candidats et entreprises arrivent à se rencontrer et à faire coïncider leurs besoins. Trouver un candidat, trouver un job est rarement le résultat d’un seul type d’action. « Lorsqu’ils sont complémentaires, les usages s’additionnent, ils ne se soustraient pas, […] voilà pourquoi malgré les Cassandres, le social recruitment ne tuera jamais les job boards », affirme Bruno Brémond. Voilà pourquoi les réseaux sociaux, tel l’éperon, stimulent les sites emploi.